Pirate’s Bay – Charlotteville – TOBAGO

Le réveil dans cette baie des Pirates est assez incroyable. Maël qui a 11 ans que nous avions croisé à Mindelo nous rejoint ce matin sur Tortuga avec cette phrase simple mais tellement significative: «Cet endroit est magnifique, c’est vraiment trop beau, j’aimerais rester ici tout le temps!». Des collines verdoyantes nous entourent et on aperçoit plusieurs petites plages qui jalonnent la baie, dont une que nous pouvons assez aisément rallier à la nage. Pour quasiment tout le monde la première activité de la journée est une délicieuse baignade prolongée en partie de plongée et de pêche pour certains. Ce midi et quasiment tous les autres qui suivront nous mangerons du poisson!

Notre première visite à terre s’effectue sous le signe de l’émerveillement; de la végétation partout, des arbres fruitiers dans pratiquement tous les jardins de ces cases à l’américaine qui semblent composer le paysage d’un roman qui se déroulerait dans une Louisiane imaginée. Et pourtant nous sommes à Charlotteville. Tout le monde nous salue d’un «yeah man», «everything cool?». Après quelques jours seulement, on connaît pratiquement tout le monde de vue, et un peu plus particulièrement ces personnages qui feront vivre notre Charlotteville.

Le sage rasta «The Freedom Fighter», tenancier de l’échoppe qui nous accueillera pour de nombreuses soirées. Le commerçant d’en face qui tient sa petite boutique de souvenirs ouverte entre 18h et minuit et qu’il met bien 4h à installer chaque jour. Un pêcheur de requins qui se transforme le soir en danseur. Mr arrange-tout la journée, guitariste et entertainer la nuit. Les femmes de l’épicerie et la petite vieille des fruits et légumes qui invite à la patience tant elle prend son temps pour vous servir. Sans oublier tous les pêcheurs de la baie sur leurs barques customisées ghetto.

Au bout de quelques jours, et malgré la douceur ambiante et nos nouveaux amis, on se demande quand même où sont les filles? Les femmes? Les enfants? On les aperçoit à vrai dire, mais ils ne font que passer. La présence dans les rues reste essentiellement masculine et lorsqu’on se risque à oser une question, on nous répond qu’elles sont à la maison, qu’il faut attendre Carnaval pour les voir sortir… On imagine alors peut être à tort des femmes très fortes qui doivent porter à l’intérieur de ces collines bien des choses sur leurs épaules.

Nous passerons trois semaines au total dans cette baie paradisiaque partagés entre plongée, pêche, balades dans l’île et rencontres au mouillage avec tous les équipages. Nous aurons aussi la visite magique du « Tres Hombres », ce vieux gréement qui fait du commerce à la voile autour du monde, sans moteur bien sûr et que de l’équitable.

Quelques mots sur Tobago:
Trinidad et Tobago vivent essentiellement de leurs ressources pétrolières et leur niveau de vie est assez élevé. A Tobago par exemple aucune trace de pauvreté apparente, le gouvernement ayant notamment mis en place un programme d’emploi pour tous. Quasiment toutes les personnes que nous avons rencontré en dehors des commerçants sont employés par l’Etat. Du travail à temps plein à des temps partiels de quelques heures, dans ce dernier cas les concernés complètent d’ailleurs leurs revenus par de la pêche ou pour les plus motivés un peu de culture de leur jardin. Les soins de santé sont gratuits bien qu’il faille se déplacer dans le chef-lieu de l’île pour être sûr de voir un médecin.

Infos pratiques:
Baie de Charlotteville bien accessible de jour comme de nuit.
Profondeur du mouillage: entre 10m et 18 m. Nous avons chassé par fortes rafales tout de même, ainsi que d’autres bateaux au mouillage…
Possibilité de faire de l’eau au ponton à marée haute pour faible tirant d’eau (1,60m pour nous) en prenant soin de repérer en avance tous les viviers de la baie héhé…
Formalités administratives: taxe d’environ 7euros. Les choses se compliquent un peu quand on veut changer de mouillage du à certaines limites géographiques et administratives de l’île qui impliquent d’autres démarches, mais ça se fait bien apparemment. Attention: ne se présenter au bureau qu’en semaine et aux horaires d’ouverture, si on déclare le bateau comme étant arrivé en dehors de ces horaires ouvrables, on paye 7 fois plus… Mystère administratif.

 

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