Carnival 2015 – TOBAGO

LE tube du « 2015 Carnival of Trinidad & Tobago »

« Importé par les chrétiens d’Europe, la tradition du carnaval se perpétue à Trinidad et Tobago, improvisant des bals costumés et des fêtes somptueuses avant le Carême, temps d’abstinence et de jeûne. Les esclaves qui travaillaient à l’époque dans les plantations de cacao et de café ont commencé à parodier leurs maîtres, organisant à leur tour des fêtes secrètes qui, pour un temps, leur permettaient d’oublier le joug de l’esclavage.
Chaque année les festivités suivent le calendrier du Carême. Le samedi précédant le Mercredi des cendres a lieu le carnaval des enfants, le jour suivant on procède à l’élection d’un roi et d’une reine du carnaval. Le lundi aux petites heures du matin, les célébrations reprennent de plus belle avec J’ouvert – Jour Ouvert en français – la période où les forces du bien et les forces du mal se mélangent et coexistent ensemble main dans la main. Les participants se couvrent d’huile, de boue, de peinture et de paillettes et défilent jusqu’à 10h du matin. Le Mardi gras, les rues des capitales voient défiler des bands costumés. Enfin, le mercredi des cendres, c’est jour de repos…avant le retour des festivités l’année prochaine.»                                Extrait d’une brochure touristique

Nous n’avons fait carnaval qu’une journée, celle du J’ouvert, le lundi, et quelle journée! Lever à 3h du matin pour les plus téméraires afin de rallier en stop Roxborough la ville des festivités. Dans la nuit de Charlotteville, jeunes filles et garçons descendaient les rues sinueuses de la colline pour trouver comme nous un transport en bord de route. Toutes apprêtées les filles semblaient enfin surgir de nulle part. 5 minutes seulement auront suffit avant de trouver une voiture pour nous embarquer. Une fois à Roxborough, l’ambiance est étrange à vrai dire. Tout le monde attend sur les bords de la rue principale à proximité des nombreux bars de fortune qui tous les 15m jalonnent l’artère, la seule de la (petite)ville d’ailleurs. Lorsqu’on demande ce qu’on attend on nous répond «the trucks of course, they are coming in 10 minutes more or less». Mmmmmmh 10 minutes…
Une bonne heure à attendre qu’enfin quelque chose se passe quand soudainement et progressivement à la fois, la ville semble exploser, la foule se structurer, les camions sounds-systems surgir de nulle part avant d’évoluer lentement et de trainer dans leur sillage cette masse de gens qui danse danse danse…

«Come on giiiiiil (girl) it’s time to wine!» WINE? What is that… ? Le contact avec le Calypso et le Soca Music n’est pas sans surprise ni réticences pour nous. Place au contact, au collé serré comme on n’en a jamais vu pour la plupart. Entre subtile captation du rythme des musiques, mime de l’acte sexuel, on ne sait plus trop si c’est de la danse ou pas, si c’est choquant ou non, en tout cas c’est inhabituel et on n’arrive pas à y prendre part pour l’instant.

Au bout de quelques heures on se retrouve tous autour d’un stade où se déroule une sorte de compétition entre des «crews», des groupes du carnaval qui présentent des saynètes. Critique du gouvernement, satire des politiques; on peine à tout comprendre mais on y retrouve un peu plus le sens du carnaval auquel on s’attendait. Il y a même quelques costumes mais très peu.

La fête reprend ensuite son cours dans une ambiance tout aussi incroyable mais sous une atmosphère plus détendue, «it’s mud time!». Place à la boue dont tout le monde se badigeonne allègrement. Il y a des cascades d’argile à proximité et on aperçoit les fournisseurs faire des allers-retours pour approvisionner les participants. On est un peu plus dans le truc, notamment grâce à la bienveillance et à l’accueil des carnavaliers qui nous prennent très rapidement sous leurs ailes. Il faut dire qu’on est environ quinze, les seuls touristes de la ville parmi des milliers de personnes! Le reste a du privilégier le prestigieux carnaval de Trinidad.

Toute la journée se déroule ainsi, entre danse, batailles de boue, de peinture, rencontres et déambulation dans la ville avec certains moments de creux, d’autres lus intenses. Vers 22h la fête se calme, et au même rythme que les gens de Tobago disparaissent nous rejoignons notre paisible Charlotteville.

Nous ne participons pas aux festivités finales du Mardi gras à Scarborough, le chef-lieu de Tobago, qui se déroulent le lendemain. Il faut en effet préparer le bateau pour notre départ en Martinique le jeudi matin. Mais les musiques entêtantes de ce carnaval nous trotteront encore en tête toute la journée et encore quelques jours plus tard. On vous en livre une, LE tube du «Tobago Carnival 2015».

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