Palmeira / Ile de Sal (Cabo Verde)

 

Et nous voici donc au Cap Vert ! à neuf heures à peine nous débarquons en annexe dans le petit port de pêche de Palmeira où nous mouillons, avec une vingtaine de voiliers et autres bâtiments hors d’âge et intrigants… Le village est assez mignon, et nous nous y plaisons. Les habitants sont vraiment très accueillants et prêts à discuter. Les quelques pêcheurs ne semblent pas s’inquiéter de notre présence et nous non plus, la cohabitation est paisible et rassurante. Il y a plusieurs petits bars et resto sympathiques, un cybercafé fort utile en ces jours de fête de famille, mais l’approvisionnement est plus compliqué… Les fruits et légumes sont assez chers et lorsque l’on voit la sécheresse de l’île, on comprend bien pourquoi. Quant à l’eau, il faut aller la chercher avec ses bidons à la fontaine du village. Un bon point cependant : des sanitaires propres avec douches (froides) sont accessibles pour environ 50 cts d’euros juste à la sortie du port. Comme il fait 25 degrés, on s’accommode fort bien de cette fraicheur qui ne nous empêche pas de nous faire beaux pour Noël.

Quant à nos inquiétudes à propos de la douane, elles sont vite dissipées : inutile d’aller attendre des heures à l’aéroport situé à plusieurs kilomètres de là, ni de dépenser 50 euros chacun pour le tampon d’entrée au Cap Vert, pas non plus de quarantaine Ebola… Tout se fait en quelques minutes au commissariat du village, avec des officiers tout à fait sympathiques et pas du tout embêtants. Nous leur laissons nos papiers en attendant les gars des douanes, qui viennent de l’aéroport en fin de matinée, le temps pour nous de faire un petit tour dans le village et de siroter un verre bien frais en terrasse.

Le 24 en journée sera divisé entre l’organisation du diner de Noël et la visite de la ville de Santa Maria, située à 25 kilomètres au sud de l’île. Pour nous y rendre, nous montons dans un mini-bus qui roule à toute berzingue, sur des routes neuves et quasi désertes. La grande ville est autrement plus touristique, mais malgré tout assez jolie et agréable.

Le lendemain, après une sortie plongée palme-masque-tuba, nous nous consacrons aux contacts avec notre pays natal, et squattons sans fin le cybercafé. Sonia nous enferme même dans son local pour le temps d’aller déjeuner en quatre vitesse chez elle. Le soir, nous fêtons Noël dans le village, car tout le monde est de sortie et sur son 31 : ça danse, ça chante, ça s’amuse à tous les âges et partout dans les rues.

La piste de danse du bar de Noël n’est réservée qu’aux enfants jusqu’à 21h. Quand elle se peuple ensuite d’adultes et qu’on veut enfin s’y mouvoir, on se fait tout bonnement refouler à l’entrée de la piste… Perplexes on nous explique alors que c’est le moment des quarantenaires et plus et qu’il faut attendre 23h pour nous autres jeunes.

La suite de la soirée se comptera alors en discussions avec quelques habitants et en verres du grogue local, « pour goûter ». Nous y avons si bien goûté que nous repoussons au lendemain notre départ prévu pour l’île suivante : Sao Nicolau.

RIMG1023 RIMG1026 RIMG1028 RIMG1039 RIMG1054 RIMG1057

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s